CWM (Fre) Set of 18 volumes
Éducation Vol. 12 of CWM (Fre) 502 pages 2008 Edition
French

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Dans ce volume ont été réunis des articles, des messages, des lettres et des conversations de la Mère avec des étudiants et des professeurs de l’école de l’Ashram, et trois pièces de théâtre.

Éducation

The Mother symbol
The Mother

Dans ce volume ont été réunis des articles, des messages, des lettres et des conversations de la Mère avec des étudiants et des professeurs de l’école de l’Ashram, et trois pièces de théâtre : Vers l’Avenir, Le Grand Secret et L’Ascension vers la Vérité.

Collection des œuvres de La Mère Éducation Vol. 12 502 pages 2008 Edition
French
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Le Grand Secret : narration by The Mother

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Deuxième partie

Messages, Lettres et Conversations




Aperçus du travail de la Mère à l'École




ACTION DE LA MÈRE DANS UNE CLASSE D’ÉLÈVES DE SEIZE À DIX-HUIT ANS

(En 1968, à l’occasion d’une réorganisation des études à l’École, la Mère avait déclaré qu’elle était prête à répondre elle-même si des élèves désiraient lui poser des questions sur des sujets d’étude intéressants. Comme quelqu’un lui demandait de choisir un sujet, elle avait répondu : « La mort ». Cette offre était faite à tous les élèves. Le travail ci-dessous représente la réponse d’une classe de français à l’offre de la Mère, qui donne oralement au professeur les indications nécessaires.

Au cours des différentes séances, les questions furent formulées personnellement par chaque élève, et groupées pour un envoi collectif à la Mère.)

Le sujet est : « Qu’est-ce que la mort? »

Comment commencer? Il faut chercher en soi-même; regarder au-dedans; ne pas essayer de savoir par la lecture des livres; ne pas chercher ce qui se passe dans le vital et le mental : ce qu’on sent, ce qu’on pense à propos de la mort.

La recherche doit se situer uniquement sur le plan matériel : qu’est-ce que la mort, du point de vue physique.

Il faut se concentrer et trouver les réponses en soi. Ne pas faire de discours. Dire une phrase. Plus on est intelligent, moins on a besoin de mots pour s’exprimer.

27 avril 1968

(Réponses des élèves à la question : « Qu’est-ce que la mort, du point de vue physique? »)

« Toute circulation du sang cesse dans les cellules du cerveau. »

« Quand le cerveau cesse de fonctionner et que la décomposition du corps commence, c’est la mort. »

« La cessation de toute activité physique due à l’absence de la source d’énergie, ou âme. »

« Le fait réel de la mort me suggère l’idée d’une expérience où on est lancé dans l’espace avec un élan croissant. »

(La Mère adresse sa réponse à la classe :)

J’ai lu votre envoi avec intérêt. Et voici ma réponse :

La mort est le phénomène de décentralisation et de dispersion des cellules qui constituent le corps physique.

La conscience est, par sa nature même, immortelle, et pour se manifester dans le monde physique, elle se revêt de formes matérielles plus ou moins durables.

La substance matérielle est en voie de transformation pour devenir un mode d’expression multiforme de plus en plus perfectionné et durable pour cette conscience.

18 mai 1968


(Cette fois, la Mère a répondu séparément à chaque question, et adressé sa réponse au professeur :)

Voici mes réponses aux questions de tes élèves. J’espère qu’ils pourront comprendre.

Si une cellule devient consciente de sa personnalité, elle risque d’agir uniquement dans son propre intérêt, sans tenir compte de l’intérêt collectif?

Quel est l’intérêt d’une cellule!


Est-ce que la décentralisation se fait tout d’un coup ou par degrés?

Tout ne se disperse pas d’un coup; cela prend longtemps.

La volonté centrale de l’être physique abdique sa volonté de tenir toutes les cellules ensemble. C’est le premier phénomène. Elle accepte la dissolution pour une raison ou une autre. L’une des raisons les plus fortes, c’est le sens d’une désharmonie irréparable; l’autre, c’est une sorte de dégoût de continuer l’effort de coordination et d’harmonisation. En fait, il y a d’innombrables raisons, mais à moins que ce ne soit un accident violent, c’est surtout cette volonté de maintenir la cohésion qui abdique pour une raison ou pour une autre, ou sans raison. C’est ce qui précède inévitablement la mort.

Chaque cellule doit être consciente de son unité avec le centre?

Ce n’est pas comme cela. C’est encore une conscience semi-collective, ce n’est pas une conscience individuelle des cellules.


Est-ce que la décentralisation se fait toujours après la mort, ou peut-elle commencer avant?

Elle commence souvent avant.

Les cellules se dispersent-elles dans l’espace ou dans le corps même? Si c’est dans l’espace, le corps doit disparaître avec les cellules?

Naturellement, le corps se dissout après la mort, mais cela prend longtemps.

Dans l’expression « dispersion des cellules », le mot dispersion n’a-t-il pas un sens particulier? Dans ce cas, lequel?

J’ai employé le mot dispersion des cellules dans son sens tout à fait positif.

Quand la concentration qui forme le corps est arrêtée et que le corps se dissout, toutes les cellules qui ont été particulièrement développées et qui sont devenues conscientes de la Présence divine au-dedans d’elles, se répandent et entrent dans d’autres combinaisons où elles éveillent, par contagion, la conscience de la Présence que chacune a eue. Et ainsi, c’est par ce phénomène de concentration, de développement et de dispersion, que toute la matière évolue et apprend par contagion, se développe par contagion, a l’expérience par contagion.

Naturellement, la cellule se dissout avec le corps. C’est la conscience des cellules qui pénètre dans d’autres combinaisons.

5 juin 1968


Quand la volonté de l’être physique abdique sans raisons, est-ce sans raisons physiques, ou sans raisons du tout?

La conscience physique n’est consciente que physiquement; alors, la volonté de l’être physique peut abdiquer sans raison dont elle soit consciente.

D’où vient le dégoût de l’être physique de continuer l’effort de coordination et d’harmonisation?

Généralement, ce dégoût se produit quand il y a dans une partie de l’être (une partie importante, ou vitale ou mentale), un refus absolu de progrès. Et alors, physiquement, cela se traduit par un refus de faire effort contre la détérioration qui vient du temps.

Où se fait la liaison entre la volonté centrale de l’être physique et les cellules? Comment se fait-elle?

Les cellules ont une composition ou une structure intérieure correspondant à la structure de l’univers. Alors, le rapport se fait entre les états identiques extérieurs et intérieurs... Ce n’est pas « extérieur », mais c’est extérieur pour l’individu. C’est-à-dire que la cellule, dans sa composition interne, reçoit la vibration de l’état correspondant dans la composition totale. Chaque cellule est composée de différentes radiances, avec un centre tout à fait lumineux, et la connexion se fait de lumière à lumière. C’est-à-dire que la volonté, la lumière centrale, agit sur la cellule en touchant les lumières correspondantes, par un contact intérieur de l’être. Chaque cellule est un monde en miniature correspondant au tout.

15 juillet 1968


Est-ce que la volonté de progrès suffit pour empêcher la détérioration qui vient du temps? Comment l’être physique peut-il empêcher cette détérioration?

C’est justement cela, la transformation du corps : c’est que les cellules physiques deviennent non seulement conscientes, mais réceptives à la Force-Conscience vraie; c’est-à-dire qu’elles admettent le travail de cette Conscience supérieure. C’est cela, le travail de transformation.

Comment la volonté, la lumière centrale, qui n’est pas matérielle, agit-elle sur la matière grossière de la cellule?

C’est exactement comme de demander : « Comment la volonté agit-elle sur la matière? » Toute la vie est comme cela. Il faudrait expliquer à ces enfants que toute leur existence est le résultat de l’action de la volonté; que sans la volonté, la matière serait inerte et immobile, et que c’est justement le fait que la vibration de la volonté a une action sur la matière, qui permet la vie; autrement, il n’y aurait pas de vie. S’ils veulent une réponse scientifique et savoir le comment, c’est plus difficile, mais le fait est là, c’est un fait qui se voit à chaque seconde.

20 juillet 1968


Comment devient-on conscient de l’être physique?

L’humanité, presque dans sa totalité, n’est consciente que de l’être physique. Avec l’éducation, le nombre des hommes conscients de leur vital et de leur mental va en augmentant. Quant aux êtres humains conscients de leur être psychique, leur nombre est relativement minime.

Si vous voulez dire : « Comment éveille-t-on la conscience de l’être physique? », c’est justement le but de l’éducation physique. C’est l’éducation physique qui apprend aux cellules à être conscientes. Mais pour développer le cerveau, c’est l’étude, l’observation, l’éducation intelligente; surtout, l’observation et le raisonnement. Et naturellement, pour toute l’éducation de la conscience au point de vue du caractère, c’est le yoga.

La volonté centrale de l’être physique a-t-elle un siège particulier dans le corps?

C’est le cerveau.

Peut-on avoir l’expérience de la mort sans mourir?

C’est sûr. On peut avoir yoguiquement l’expérience de la mort; on peut même l’avoir matériellement, si la mort est assez courte pour que les docteurs n’aient pas le temps de vous déclarer mort.

Après la mort, quelle est la partie de l’être qui se rend compte qu’on est mort?

N’importe laquelle des parties de l’être qui survit, se rend compte que le corps n’est plus là. Cela dépend.

Comment peut-on dire avec certitude que le corps physique est mort?

Seulement quand il se décompose.

Comment contrôler ou empêcher le processus de désintégration?

En ayant soin de garder l’équilibre physique.

Lorsqu’on meurt, sent-on nécessairement une douleur physique?

Pas nécessairement.

28 septembre 1968


Que faut-il faire, dans notre vie quotidienne, pour arrêter le processus de la mort?

Le procédé est de détacher du corps sa conscience et de la concentrer sur la vie profonde, de façon à amener cette conscience profonde dans le corps.

Si le sens du « moi » s’est identifié plutôt au mental dans la vie, est-ce que c’est le même sens du « moi » qui a toutes les expériences après la mort; c’est-à-dire gardant en même temps les souvenirs de la vie? Je demande cela pour le mental, car il reste formé un peu plus longtemps que les autres parties après la mort.

Ce n’est pas vrai que le mental soit plus durable. La conscience psychique qui s’est identifiée à la petite portion du physique, sort de cette petite personne physique. Dans la mesure où cette conscience a façonné la vie, elle se souvient de ce qu’elle a façonné, et le souvenir est étroitement lié à la conscience psychique dans les événements; là où la conscience psychique n’a pas participé aux événements, il n’y a pas de souvenir. Et c’est seulement la conscience psychique qui peut continuer; ce n’est pas le mental qui garde les souvenirs, c’est tout à fait une erreur.

1er février 1969


(Quelques jours plus tard, au cours d’un entretien avec le professeur à propos de cette étude, la Mère dit, en manière de conclusion :)

En fait, il n’y a pas de mort.









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